Actuellement, les lycéens se mobilisent légitimement pour dénoncer le manque criant de moyens humains et matériels ainsi que des conditions d'accueil indignes. La CGT Éduc'action Mayotte soutient et accompagne pleinement ces mobilisations.
Ce que la jeunesse dénonce aujourd'hui, notre syndicat le combat sans relâche depuis des années :
- La densification inacceptable des établissements, avec des classes surchargées à plus de 35 élèves dans des espaces totalement inadaptés.
- L'urgence sanitaire absolue, marquée par des blocs sanitaires délabrés, sous-dimensionnés face à la surpopulation et aux rotations, aggravée par les « tours d'eau », le manque d'hygiène (absence de savon, de papier, portes cassées) et une précarité menstruelle qui pousse de nombreuses jeunes filles à l'absentéisme.
La CGT Éduc'action ne reste pas les bras croisés en attendant les prochaines élections professionnelles.
Fidèles à notre engagement, nous sommes à la fois une force de mobilisation sur le terrain (avec le dépôt d'un préavis de grève couvrant la période du 1er au 15 octobre) et une véritable force de proposition. En complément des luttes, nous travaillons activement dans les instances et au sein des groupes de travail que nous avons nous-mêmes exigés et obtenus, en phase directe avec les besoins des personnels et des usagers (parents et élèves).
Ces derniers jours, la CGT Éduc'action a porté vos revendications à bout de bras face au Rectorat :
- Sur le front des sanitaires, du bâti scolaire et des conditions d'accueil (GT du 30 septembre et audience du 6 octobre) :Le Rectorat lui-même reconnaît que seule la CGT Éduc'action a travaillé sur le dossier sanitaire ! Face aux ratios de l'OMS/UNICEF pulvérisés et à la dégradation des conditions de travail des équipes (AED, EMS, agents d'entretien, enseignants), nous avons exigé un protocole sanitaire d'urgence et un plan structurel en 5 axes (intimité/sécurité, gestion de l'eau et du matériel, lutte contre la précarité menstruelle, espaces dédiés aux personnels, arrêt de la culture de la dégradation). Nous transmettrons également nos outils concrets (questionnaire ciblé, protocole, référentiel type WASH) d'ici la fin du mois d'octobre.
- Sur le front des droits des personnels contractuels, AED, AESH, EMS et administratifs (GT du 28 septembre et audience du 6 octobre) :Là encore, la CGT Éduc'action a été la seule organisation à porter une déclaration liminaire et à défendre l'ensemble des catégories :
- AED, AESH, EMS : Dénonciation du sous-effectif chronique et de la précarité, refus des baisses arbitraires de quotité de travail (nous exigeons du 100 % pour toutes celles et ceux qui le souhaitent), proposition de créer des AED en zone de remplacement, et exigence de véritables grilles de rémunération évolutives reconnaissant l'ancienneté et l'expérience.
- Enseignants et ATSS contractuels : Défense du maintien des contrats de 1, 2 et 3 ans vers le CDI, exigence d'un barème transparent pour les affectations, juste prise en compte de l'ancienneté et des diplômes dès le recrutement, bataille contre les refus abusifs du complément de rémunération liés au « mail de confirmation », alignement des retraites (IRCANTEC), et exigence de la titularisation de toutes et tous sans exception (y compris les collègues détenteurs d'un titre de séjour).
- Suivi individuel et droits des titulaires : Des dizaines de dossiers individuels (affectations, finances, ENSAP) ont été défendus directement auprès de la DRH, sans oublier notre combat national pour les titulaires, notamment pour l'abrogation des règles injustes du PPCR.
Ne nous laissons pas berner par celles et ceux qui restent silencieux en instance ou tentent de récupérer nos victoires à l'approche des échéances électorales. Le travail syndical sérieux, constant et déterminé paye : c'est par la lutte collective et la maîtrise de nos dossiers que nous gagnons de nouveaux droits et que nous ferons plier l'administration !
Retrouvez ci-dessous l'intégralité de nos déclarations liminaires et de nos comptes rendus détaillés :