30/4/2026

Si l'administration a mis sur la table des annonces chiffrées rassurantes et des protocoles mis à jour, la CGT Éduc'action rappelle que le quotidien de nos collègues reste marqué par le manque d'eau, des chantiers difficiles et un climat parfois pesant. L'heure n'est pas à l'optimisme béat, mais à une vigilance combative : nous jugerons sur les actes.
L'administration affiche sa volonté de résorber le retard infrastructurel. Le plan présenté montre que des moyens financiers considérables sont enfin fléchés vers notre académie :
⚠️ Notre point de vigilance : Les millions d'euros sur un tableau Excel ne protègent pas de la poussière. La CGT a rappelé que les chantiers en site occupé (comme au lycée de Chirongui) exposent les personnels. De plus, la livraison des nouvelles écoles reste trop souvent suspendue au raccordement en eau, transformant les annonces en retards accumulés (comme au collège de Dembéni où les entreprises ont dû se déporter). Nous serons intransigeants sur les délais et la sécurisation des chantiers.
Le nouveau protocole de gestion des coupures d'eau a le mérite d'exister et de poser une règle claire : si les réserves sont insuffisantes pour garantir l'hygiène des élèves et des personnels (sanitaires, lavage des mains), la fermeture ou la suspension de l'accueil doit être immédiate. C'est un point d'appui essentiel pour faire valoir nos droits.
⚠️ Notre point de vigilance : Ce protocole reste insuffisant sur le volet humain. L'utilisation de cuves d'eau non potable pour maintenir l'illusion d'une "hygiène" n'est pas une solution pérenne. Par ailleurs, la CGT continue d'exiger que l'employeur fournisse des bouteilles d'eau potable aux personnels enseignants et administratifs, et non pas seulement aux élèves.
Le Rectorat déploie des outils pour la prévention des risques psychosociaux (Cellules d'écoute, dispositif Stop Violences). L'enquête en ligne menée au collège de Majicavo sur les "violences faites aux personnels" a d'ailleurs recueilli 56 % de participation, signe que le besoin de s'exprimer est réel.
⚠️ Notre point de vigilance : Le contraste avec les entretiens sur site est saisissant. À Majicavo, seuls 5 % des agents (9 sur 186) ont osé rencontrer la délégation. La raison ? Une visite phagocytée par la direction, créant un climat d'omerta. Tant que les personnels précaires (contractuels, AED) craindront des représailles lors de leurs évaluations, les beaux dispositifs de prévention resteront des coquilles vides. La CGT exige des procédures qui garantissent réellement l'anonymat et protègent les agents des directions autoritaires.
Les avancées arrachées en instance prouvent que notre voix porte, mais rien n'est définitivement acquis. Pour que les promesses du Rectorat deviennent réalité dans vos écoles et établissements :
👉 Ne restez pas seuls. Rejoignez la CGT Éduc'action pour imposer le respect de nos conditions de travail !
Votre contact : cgteduc.conditionsdetravail@gmail.com
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